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mercredi 10 novembre 2010
Journal d'absence, Jacques Josse
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lundi 1 novembre 2010
Gustave Roud, ce matin avant de filer vers la Bretagne et Quimper:
"Sentiment d'être cerné par ceux qui peuvent - et moi je ne peux pas comme eux, je tâte mes biens noués dans un petit mouchoir sans cesse plus réduit."
vendredi 29 octobre 2010
Vincent Van Gogh
samedi 23 octobre 2010
la huppe de Virginia, éditions des Aresquiers



La Huppe de Virginia verra le jour pour la première fois à Marseille le 30 octobre au salon du Livre d'artiste...et je m'en réjouis avec Véronique Agostini, maître d'oeuvre du projet!
mercredi 20 octobre 2010
Jeu et théorie du Duende, FG Lorca
Dedans le jardin
sera ma fin.
Dedans les rosiers
on va me tuer.
Pour cueillir, ma mère,
la rose, je vins,
je trouvai la mort
dans le jardin.
Pour couper, ma mère,
la rose j’allai,
je trouvai la mort
dedans les rosiers.
Dedans le jardin
sera ma fin.
Dedans les rosiers,
on va me tuer.
(…)
Par l’idée, par le son, ou des mimiques, le duende aime à être au bord du puits dans une lutte franche avec celui qui crée. L’ange ou la muse s’échappent avec un violon ou un compas, mais le duende vous blesse et c’est dans la guérison de cette blessure qui ne se ferme jamais que setrouve ce qu’il y a d’insolite, d’inventé dans l’œuvre d’un homme.
La vertu magique d’un poème consiste à être toujours chargé de duende pour baptiser d’eau sombre tous ceux qui le regardent…
JEU ET THEORIE DU DUENDE, Federico Garcia Lorca
mardi 19 octobre 2010
La mer, la mère, le LIvre du Fils, C.L.Combet
Le sexe de l'amante s'était détaché du sexe de la mère, comme on a vu, en des temps fabuleux, des chapelets d'îles larguer leur continent matriciel et gagner le large des océans, chaque île bien fendue, chaque île crêpelue, chaque île farfouillue et l'amante en tête, capitale. Capitale de mon désir, songeait le fils, et capitale de mon avenir, femme à la proue.
vendredi 15 octobre 2010
Marseille, encore, Supervielle, Débarcadères, 1927
Marseille », Débarcadères, 1927.
Marseille sortie de la mer, avec ses poissons de roche ses coquillages et l’iode,
Et ses mâts en pleine ville qui disputent les passants,
Ses tramways avec leurs pattes de crustacés sont luisants d’eau marine,
Le beau rendez-vous de vivants qui lèvent le bras comme pour se partager le ciel,
Et les cafés enfantent sur le trottoir hommes et femmes de maintenant avec leurs yeux de phosphore ,
Leurs verres, leurs tasses, leurs seaux à glace et leurs alcools,
Et cela fait un bruit de pieds et de chaises frétillantes.
Ici le soleil pense tout haut, c’est une grande lumière qui se mêle à la conversation,
Et réjouit la gorge des femmes comme celle des torrents dans la montagne,
Il prend les nouveaux venus à partie, les bouscule un peu dans la rue,
Et les pousse sans un mot du côté des jolies filles.
Et la lune est un singe échappé au baluchon d’un marin
Qui vous regarde à travers les barreaux légers de la nuit.
Marseille, écoute-moi, je t’en prie, sois attentive,
Je voudrais te prendre dans un coin, te parler avec douceur,
Reste donc un peu tranquille que nous nous regardions un peu
O toi toujours en partance
Et qui ne peux t’en aller
A cause de toutes ces ancres qui te mordillent sous la mer.